La peur du changement

time for change

Que ce soit de manière consciente ou non, le changement peut générer de la peur qui se trouve bien souvent à l’origine de nos choix de vie. C’est confortable et rassurant de prendre les mêmes chemins chaque jour, garder le même mode de fonctionnement alors que l’on sent parfois une envie d’autre chose, une tentation d’aller vers de nouveaux horizons… Le changement aussi petit soit-il demande davantage d’énergie, une certaine disposition et sans doute un ensemble de conditions réunies afin de pouvoir s’installer durablement. Combien de personnes ne souhaitent pas modifier leurs habitudes malgré l’évidence de leurs côtés néfastes, par peur de l’inconnu ou que cela nécessite trop d’efforts.

Alors le changement sera remis à plus tard car ça n’est pas le bon moment. Il se fera donc quand on y sera contraint, au pied du mur, quand notre corps, notre santé nous rappellera à l’ordre. Ou bien, avant que cela ne devienne indispensable, ne pouvons-nous pas expérimenter de petites choses simples telles que changer de route parfois dans les trajets quotidiens pour découvrir d’autres paysages, prendre le temps de faire connaissance avec de nouvelles personnes ou bien modifier sa respiration un court instant pour percevoir d’autres perspectives de nous-même.

Lorsque nous prenons goût à oser changer des détails de notre routine, de petits aspects de notre vie, il est possible alors d’avoir une autre perception de soi et de ce qui nous entoure, de voir apparaître des occasions de rendre notre quotidien plus riche et palpitant. Comme nous le rappelle Cécile Kapfer, psychologue “Tout change, et nous aussi, y compris lorsque nous pensons ne pas changer : en devenir, chaque expérience, chaque rencontre, nous modifie”. Puisque le changement est permanent , puisque nous ne pouvons changer les autres s’ils ne le souhaitent pas, ni avoir une emprise sur notre environnement, alors pourquoi ne pas commencer par changer notre manière de faire. En adoptant un autre comportement dans les situations habituelles, cela entraîne nécessairement des changements pour ceux et celles qui partagent notre vie.

Si certaines choses ne peuvent être changées, ne serait-il pas préférable de concentrer nos efforts sur la manière dont on perçoit ces choses. Se sentir moins impacté par le négatif, moins perméable à ce qui nous entoure, plus acteur ou actrice de nos choix, c’est possible en commençant le changement par soi. Quelle sensation agréable d’oser parfois contrarier nos schémas installés en nous depuis si longtemps, cela prend du temps et un peu de volonté, c’est vrai, mais les bonnes surprises seront au rendez-vous!

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